lundi 10 décembre 2012

Boghé : une flopée d’artistes-vedettes au Festival Les Blues du Fleuve - [Maxi PhotoReportage]

16:53
Boghé : une flopée d’artistes-vedettes au Festival Les Blues du Fleuve - [Maxi PhotoReportage]
La septième édition du Festival Les Blues du Fleuve s’est ouverte vendredi après-midi dans le sud de la Mauritanie, à Boghé, dans le quartier d’Escale, sur les berges du Fleuve Sénégal.

En têtes d’affiche de la première nuit de ce festival : Sidi Baïlel Thiam, Hawa Djiméra, le groupe sénégalais d’origine guinéenne Banaya, la guinéenne Bineta Lally Sow, le sénégalais d’origine malienne Djiby Dramé, le sénégalais Alioune Guisset et Noura Mint Seymali.

Lors de la cérémonie d’ouverture, dans leurs allocutions, les officiels- le maire de Boghé, celui de Démett au Sénégal, le secrétaire général du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation ainsi que celui du Ministère de la Culture de la Mauritanie- ont tous insisté sur la nécessité de renforcer la paix, le dialogue, la coopération culturelle et l’unité entre les différents pays qui partagent le Fleuve Sénégal.

Ils ont également plaidé, les uns après les autres, la création de "synergie pour rapprocher les peuples" de ces différents pays. Quelques heures plus tard, on est bien loin des vœux pieux de nos dirigeants. Sous une tente, les artistes invités de cette septième édition partagent déjà des moments de fraternité, discutent, se donnent des accolades.

Sur la scène, Sidi Baïlel Thiam est en train de faire découvrir la magie de sa voix. Puis, à son tour, Hawa Djiméra sert une musique bien fouettée. Le groupe sénégalais Banéya, Bineta Lally Sow, Aliou Guisset et Djiby Dramé viendront livrer un de leurs très rares concerts en Mauritanie. Après 4 heures de show époustouflant, Noura Mint Seymali monte sur la scène pour faire prendre à la septième édition du Festival Les Blues du Fleuve un autre sens, en présentant ses toutes nouvelles notes musicales.

Cette année, le Festival Les Blues du Fleuve est co-organisé avec le Festival du Fleuve. Cette grande fête musicale, qui réunit des artistes de la Mauritanie, du Sénégal, de la Guinée Conakry, du Mali, qui partagent l’OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal), est initiée par le chanteur sénégalais Baba Maal, pour "favoriser le développement local, s’ériger en vecteur du développement culturel local, de sauvegarder et de valoriser le patrimoine culturel local".

Lors de la sixième édition à Podor, Baba Maal avait promis d’organiser la septième édition du Festival Les Blues du Fleuve à Boghé. Il a tenu promesse. Et, malgré les couacs liés à l’organisation, Boghé a tenté d’être à la hauteur de l’évènement qui a réuni des milliers de personnes.

Comme Salif Mamadou Demba Sy, âgé de 19 ans, qui a pris trois jours de repos pour venir voir son idole, Baba Maal. Sur la scène, ce dernier se transforme parfois en disc jocker, accompagne parfois quelques artistes comme Djiby Dramé, Aliou Guisset ou encore Noura Mint Seymali, au grand plaisir de la foule, en attendant de se produire à la clôture de la septième édition du Festival Les Blues du Fleuve.

Babacar Baye Ndiaye


Avec Cridem, comme si vous y étiez...





































































































































Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org
Liste de

vendredi 30 novembre 2012

Inal, 22 ans après le massacre : « Je ne connais pas mon père… » - [PhotoReportage].

00:18
Inal, 22 ans après le massacre : « Je ne connais pas mon père… » - [PhotoReportage].
Ils étaient environs 150 personnes à effectuer le voyage a Inal, ce mardi 27 novembre 2012 pour se souvenir des 28 militaires noirs mauritaniens qui y ont été pendus dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990 sous le régime de Maouya Ould Sid’Ahmed Taya.

IRA-Mauritanie, kawtal, SOS esclave, TPN, rêve 89-91, le collectif des veuves, syndicat d’étudiants ont fait le déplacement…. Comme l’année dernière, le voyage a été pénible. Le convoi, parti de Nouakchott le mardi vers 18h, a été retenu par la police a la sortie de la ville pendant 1h 30 munites.

Les policiers exigeaient des bons de sorties pour toutes les voitures, mais grâce aux négociations et à la colère de certains jeunes qui ont bloqué la route, la police a fini par donner le feu vert.

Après 250 km sur la route de Nouadhibou et  140 km dans le désert, les pèlerins arrivent enfin à Inal.La journée de commémoration a été marquée par une cérémonie de lecture de versets du saint-coran et une prière pour les martyrs.

 C’est au camp militaire d’Inal que 28 militaires negromauritaniens  ont étés pendus par leurs frères d’armes dans la nuit du 27 au 28 novembre. D’autres y ont laissé la vie sous d’autres formes de tortures.  Il ya eu des miraculés. Parmi eux, Mouhamadou Sy, auteur de l’ouvrage « l’enfer d’Inal)

« Ce jour ou notre armée, fièrement, parade dans toutes nos villes, ce jour de liesse populaire, nous voici donc réunies ici loin de toutes ces réjouissances de nos semblables tels des proscrits ou des bannies et pourtant nous ne sommes ni l’un ni l’autre. Nous sommes des citoyens mauritaniens pleinement, entièrement, nous sommes des citoyens comme tous ceux qui partout dans le pays célèbrent la fête, la fête nationale mauritaniennes. Mais aujourd’hui cette fête n’est pas la notre, elle ne l’ait plus depuis 22 ans.

Elle ne l’ait plus, par ce qu’il y’a 22 ans, des citoyens mauritaniens en mission de défense nationale furent en son nom sacrifiés ici en ces lieux. Triste situation, jours de joie et de bonheur des uns, jours de peine et de tristes souvenir pour les autres au sein d’une même nation »  Tels sont entre autres  les mots prononcés par Mouhamadou sy. Ensuite, la parole a été accordée  aux représentants des ONG et la coalition des syndicats d’étudiants (ULEM et SNEM).

Après les discours, les pèlerins se sont rendus aux lieux des fosses communes, situées non loin de la caserne militaire, La tristesse se mélangeait aux larmes des veuves. Deux orphelines perdent connaissance… Au retour sur le campement nous avons eux quelques témoignages, des rescapés, des veuves et des  orphelins.

Témoignages  

Marieme Niang, membre du collectif des veuves 

« Ça fait aujourd’hui vingt deux ans qu’ils ont été tués, mais on n’a pas oublié.Mon père, Welé Ousmane Abdoulaye, adjudant de la marine a été arrêté à Nouadhibou avec plusieurs autres militaires, ils ont passés plusieurs jours en prison avant être transférés ici a Inal ou ils ont été pendus le 28 novembre 1990. Ça fait aujourd’hui vingt deux ans qu’ils ont été tués, mais on n’a pas oublié, je suis la, comme l’année dernière pour prier pour le repos de leurs âmes. Nous ne voulons que justice soit faite. »

Dia Ibrahim Demba, né en 1959 à bogué, ancien infirmier militaire, rescapé d’Inal 
«J’avais une permission de trois jours à la période ou j’ai été arrêté en 1990 à Nouadhibou. A ce moment, les militaires avaient arrêtés plusieurs personnes a Aleg, sept d’entre elles furent transférés a la prison de la 1ere Région militaire de Nouadhibou. Les officiers avaient donnés des consignes, que nul ne passe à coté de la prison, je n’étais pas au courant de cette consigne.  Je suis passé à coté pour acheter des  cigarettes.
Le lendemain matin, le capitaine DD et son neveu, Mahfoud, me demandèrent d’aller soigner des prisonniers, mais une fois arrivé a la prison, j’ai été arrêté,  déshabillé, et conduit avec les sept autres détenus à la base d’Inal. A notre arrivé, je voyais des morts et des blessés partout, Nous avons étés exposés a la fraicheur et torturés comme des bêtes.

Ce calvaire a duré  3 mois et 27 jours, je me souviens toujours. Après Inal, certains d’entres nous, y compris moi avions été transférés de nouveau a la prison de Nouadhibou ou nous avons fait 3 mois avant d’être libérés. Malgré cela, J’ai continué à servir dans l’armée jusqu'à ma retraite en 1995, et maintenant je suis toujours infirmier. »

Hawa Mamadou Dia née le 04 janvier 1989 a Nouakchott, membre du collectif des orphelins  « Je ne connais pas mon père »
Mon père, Mamadou Haroune Dia,  Né en 1963  a kiffa, était un  militaire. Arrêté en 1990 à Atar, il a été torturé avant d’être transféré A Jreida ou il a été tué, a cet époque, j’avais un an, je ne le connais pas. J’entends juste certains dirent qu’il était brave, j’ai juste vue une seule photo de lui. C’est très dur de ne pas connaitre son père, une mort naturelle on accepte, mais torturé ensuite tué on ne peut l’accepter, c’est vrai que j’ai grandie avec ma maman et mon oncle, mais en fréquentant régulièrement ma grand-mère qui est une militante des droits des veuves, contrairement a d’autres, j’ai compris très tôt que mon père a été tué. 

Je demande que justice soit faite, les assassins doivent avoués que leurs main sont entachées de sang et a partir de la nous pouvons parler de  la question du pardon, mais se réveiller un beau jour pour faire une prière et dire pardon, ceci est complètement inacceptable c’est vrai que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a fait quelques réalisations sur ce dossier, mais ce n’est pas a lui de pardonner a notre place.

Pour la prière de Kaédi et la date du 25 mars choisi comme  journée de réconciliation nationale, le président Aziz doit comprendre que cette journée passe d’abord par l’application de la justice. Nous voulons la justice.

Abou Bakry Daouda Gueye ne le 20/09/1989  « j’avais 8 mois quand il a été tué 

« Mon père Daouda Gueye, est né en 1954 à dar el barke, il était un militaire, arrêté a boulenoir en 1989, il a été tué ici a Inal, j’avais 8 mois. Je pense que l’image de l’indépendance du pays est détruite à cause de cette barbarie de l’homme. Contrairement à l’état mauritanien qui célèbre l’indépendance nationale, pour nous c’est un jour de deuil national. 

Djigo Souleymane


Avec Cridem, comme si vous y étiez...







































Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

mercredi 31 octobre 2012

10:12Karim Ould Miské reçoit le grand prix de la littérature policière 2012 pour Arab Jazz !


Karim Ould Miské reçoit le grand prix de la littérature policière 2012 pour Arab Jazz !
Ce n’est pas rien pour un écrivain mauritanien qui reçoit ainsi un prix hors du champ ethnique réservé à bien des créateurs africains.

« Le grand prix de littérature policière est un prix littéraire fondé en 1948 par le critique et romancier Maurice-Bernard Endrèbe et destiné à récompenser les meilleurs romans policiers français et étrangers publiés dans l'année. Le jury est composé de dix personnalités du monde des lettres. » 

Les mauvaises langues ennemies du métissage vous diront qu’il n’est pas mauritanien car c’est un métis né 1964 à Abidjan de père mauritanien et d’une mère française, arrivé en France à 2 ans jusqu’à ne voir la Mauritanie pour la première fois qu’à 15 ans comme il l’explique dans cette vidéo poignante pour qui sait écouter : http://www.youtube.com/watch?v=pJpYTK-7wCA

Pourtant, devenu écrivain réalisateur, son premier documentaire ne se passe ni en France ni en Côte d’Ivoire mais en Mauritanie… « Économie de la débrouille à Nouakchott » 1988. Suivi d’une série de documentaires jusqu’à son premier roman policier « Arab Jazz » publié chez Viviane Hamy qui vient d’être primé.

http://blog.slateafrique.com/post-afriques/2012/10/29/karim-miske-grand-prix-de-la-litterature-policiere-2012/

Le mieux peut-être c’est de laisser la parole à l’express :

« Karim Miské, un auteur de polar est né

Avec son premier roman policier, Karim Miské fait une entrée remarquée dans le genre. L'avenir lui appartient.

Il suffit d'être un peu patient. Une fois éliminés les auteurs français qui louchent vers le thriller américain en alignant les pages sans grand talent avec des histoires de complots en peluche, une fois passés les succédanés du polar tricolore années 1980 qui se noient dans des avalanches de mots jetés au hasard pour faire genre-moderne-poésie-urbaine-mon-frère, le bon premier roman finit toujours par arriver. De nulle part. Avec quelques défauts, sans doute, mais poussé par une singularité évidente.

Il s'appelle Karim Miské et signe avec Arab Jazz un bouquin qui s'écoute autant qu'il se lit. Un truc assez gonflé, en fait, qui n'hésite pas à prendre des chemins de traverse, à tordre son récit, à s'épancher sur des personnages plus que polir une intrigue à tiroirs. Ils sont plusieurs à jouer un rôle : Ahmed, le voisin de Laura, retrouvée assassinée chez elle, dans le xixe arrondissement de ParisRachel Kupferstein et Jean Hamelot, deux flics qui auraient pu être inventés par Fred Vargas, et puis des juifs loubavitch, des musulmans salafistes, des Témoins de Jéhovah et des trafiquants de drogue. Ça fait du monde et on n'a pas le temps de s'ennuyer.

Certains dialogues sont encore mal assurés, surtout au début, les références au polar sont trop nombreuses et peu pertinentes, mais dès que Miské s'installe dans l'intrigue et joue les observateurs, dès qu'il croque ses personnages, il parvient à brosser un tableau édifiant de la nature humaine, entre les extrémistes de tout poil et ceux qui croient encore au ciel bleu - mais ce n'est pas facile. Plus le récit avance, plus Karim Miské maîtrise le tempo et trouve sa propre voix. Celle d'un auteur qui a suffisamment confiance dans le genre et dans son propre talent pour, dès son premier roman, oser des embardées et des ruptures de ton. Un auteur est né. Et c'est une bonne nouvelle. Dès qu'il se mettra à courir, il ne sera pas facile à rattraper. »


http://www.lexpress.fr/culture/livre/arab-jazz_1096168.html

Pour en savoir plus, à propos de ce jeune franco-mauritanien : donnons-lui la parole à partir de son blog :

http://blogs.lesinrocks.com/karim-miske/a-propos/

« Depuis vingt ans, je réalise des documentaires, naviguant en permanence entre des univers parallèles. D’un Centre d’Aide par le Travail pour sourds border-line dans le XIVe arrondissement de Paris à l’avion privé de l’homme le plus riche du Burkina-Faso, en passant par une “mega-church” évangélique dans la banlieue de Mulhouse. Écrire est devenu, depuis quelques années, un prolongement naturel et nécessaire de mon travail de documentariste. Arab Jazz, mon premier roman a été publié le 15 mars 2012 par Viviane Hamy. Ce blog constitue l’unité de recherche et développement de ma petite entreprise d’écriture. »

Voir aussi son site : www.karimmiske.com

Et sur wiki http://fr.wikipedia.org/wiki/Karim_Misk%C3%A9

Tout savoir sur son roman http://www.viviane-hamy.fr/les-auteurs/article/karim-miske

Publié par Vlane.A.O.S.A 



Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

lundi 22 octobre 2012

Un ancien commandant de l’armée estime que la narration livrée par le lieutenant El Haj ...

Un ancien commandant de l’armée estime que la narration livrée par le lieutenant El Haj ...
...de l’incident de « Tweila » n’a fait que rendre l’histoire encore plus sombre. 

ancien commandant dans l’armée mauritanienne, et dirigeant du RFD (opposition), Mohamed Lemine Ould Waer, a considéré que la version livrée par l’officier El Haj Ould Hmoudi Ould Hmeida, « ne fait qu’assombrir encore plus la version officielle » se posant la question qui a tiré le président Ould Abdel Aziz ?

Ould Waer, qui s’exprimait dans un entretien avec Sahara média a souligné que le lieutenant a déclaré avoir visé les pneus de la voiture et non le président , que le véhicule roulait à très grande vitesse et que la distance qui séparait le tireur du président était de 75 mètres, ce qui laisse posée la question : qui a tiré sur le président ? , selon son expression.

Il a ensuite rappelé que la version officielle avait parlé de blessure au bras alors que les médecins ont évoqué l’abdomen, ajoutant que tout ce qui a été dit jusqu’à présent « montre qu’il y a des scénarios cachés ».

Ould Waer a déclaré qu’il est un expert sécuritaire mais qu’il ne peut parler qu’à partir d’indicateurs clairs « et ceux-ci ne l’ont pas été » affirme-t-il. Ce qu’il faut, indique-t-il, c’est « préciser le lieu et le temps, l’identité du tireur, la nature de la blessure ce qui donne des scenarii ouverts sur toutes les questions », selon son propos.

La télévision mauritanienne avait diffusé, dans la nuit de lundi, une interview avec l’officier qui avait tiré par méprise sur le président Ould Abdel Aziz, le 13 octobre dernier.




Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

vendredi 19 octobre 2012

Sénégal : Un mauritanien, Docteur en Mathématiques avec


Sénégal : Un mauritanien, Docteur en Mathématiques avec mention
Cheikh Haidara, fils de Mohamed Haidara, DG du Marathon International de Nouadhibou, a soutenu ce jour de 10 à 13h sa thèse de Doctorat en Mathématiques appliquées sur les Statistiques avec le sujet : La Pauvreté spatiale en Mauritanie.

Il a le BEPC arabe au collège deNouadhibou, le bac arabe au lycée deNouadhibou. Il a fait une année de langue française à l'Université C A D de Dakar où il obtenu DEUG, Maitrise en langue française à l'Université G. B de Saint du SénégalMASTER I et II et depuis aujourd'hui Docteur en Mathématiques. Le professeur de la Thèse un Grand Mathématicien de renommé mondial Pr Gane Samb Lo.

Mention obtenue : Trés honnorable

L'image ci-jointe il était prise entre le 09 et 14 juillet 2012 au 8 éme Congrès Mondial des Probabilités et Statistiques à Istanbul en Turquie où il a intervenu en langue anglaise sur la lutte contre la Pauvreté.

Quand j'ai posé la question à son père M. Haidara Mohamed sur sa joie? En pleurant de joie et d'émotions il a répondu : Dieu est grand et Dieu merci!

Il a ajouté cela prouve qu'en République Islamique de Mauritanie les enfants de pauvres peuvent bien devenir des Docteurs et des Professeurs, c'est une question de discipline, de privations et de comportements basés sur la Philosophie des choses de la vie et gloire à Allah!






Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org


dimanche 7 octobre 2012

Mort du détenu de Dra Naim : L’officier de la garde affirme avoir 'exécuté les ordres de ses chefs

12:30
Mort du détenu de Dra Naim : L’officier de la garde affirme avoir 'exécuté les ordres de ses chefs'
Le sous-lieutenant Daha Ould Hadhrami en service à la prison de Dar Naim, soupçonné d’être derrière la mort du détenu Hacen Ould Hadih, a affirmé avoir reçu l’ordre de le torturer.

Le jeune officier dit présenter ses excuses à la famille du défunt et au peuple mauritanien, déclinant , toutefois, toute responsabilité relatives aux ordres de ses chefs (le capitaine commandant de compagnie et le commandant du groupement).

Dans une déclaration à Radio Nouakchott, le sous-lieutenant Ould Hadhrami a précisé : « quand j’étais de permanence, j’ai l’ordre de punir un groupe de prisonniers. Il y avait même des ordres du commandant Chamekh de torturer les prisonniers car , dit-il, les pensionnaires ne peuvent être maitrisés autrement ».

Il a ajouté que « les personnes devant être torturées sont d’abord placé en isolement dans des cellules individuelles ». Il poursuit : « Il était minuit quand nous avons alors rassemblé les détenus dans la cour, où il doivent être soumis à la punition . C’est alors qu’on m’a rendu compte que l’un des prisonnier ne pouvait pas tenir debout.

Il fut sorti de la cour sur mon ordre et placé dans un endroit aéré où il a été ausculté par l’infirmier de garde, lequel attesta que son état est critique. Je rendis compte au commandant du groupement tout en demandant la présence d’une ambulance.
Après une heure de temps, le médecin de la prison, contacté par l’infirmier, est arrivé pour examiner la victime et attester sa mort ».

Puis « arriveront le général commandant de la garde, le commandant et le, capitaine en plus du chef du 2ème bureau (renseignement) devant lesquels j’ai déclaré avoir reçu du capitaine commandant la compagnie et du commandant du groupement l’ordre de torturer les prisonniers.

Je fus alors convoqué à l’état major pour être entendu par le colonel chef du bureau du renseignement en présence du commandant chef du groupement. J’ai réaffirmé avoir reçu l’ordre de torturer de la part du capitaine et du commandant, ce que j’ai répété devant la brigade mixte de gendarmerie
».

Et de poursuivre « Après l’arrivée d’un officier de la garde à la brigade mixte, on me présenta le PV que j’ai refusé de signer, parce que des parties de ma déposition ont été supprimées, notamment celle relatives aux ordres reçus ».

Par ailleurs, j’ai réaffirmé les mêmes déclarations devant le procureur de la république et rappelé avoir refusé la signature du PV à cause des suppressions, avant d’être renvoyé devant le juge d’instruction , lequel m’a placé en dépôt ».

Répondant à une question relative aux motivations de cette ordure, le sous-lieutenant a affirmé que « l’un des prisonniers était torturé pour avoir pris la fuite profitant de l’instant où il devrait s’occuper de la poubelle. Je l’ai retrouvé dans la même journée à Sebkha avant de le ramener en prison ».

Il par ailleurs affirmé que la pratique de la torture « est une monnaie courante » dans la maison d’arrêt de Dar Naim.

Il a affirmé ne rien savoir sur les motifs de la soumission à la torture du défunt, soulignant qu’il s’agit d’un « problème le liant au commandant ». Enfin Ould Hadhrami a encore insisté sur ses excuses auprès de la famille de Hacen Ould Hadih.






Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org
Cliquez ici pour imprimer l'a

mercredi 3 octobre 2012

Remaniement : Ces Apéristes qui veulent la tête de Aminata Tall

Remaniement : Ces Apéristes qui veulent la tête de Aminata Tall
   Par SenewebNews | Seneweb.com |  Mercredi 03 octobre, 2012 10:24  | Consulté 13158  fois  | 52 commentaires   Favoris  
| -Imprimer| Envoyer
Politique Mots Clés: Aminata TallPresidencePutchApr
« Très portée vers la transparence et le respect des règles », Aminata Tall gênerait certains proches du Président qui souhaitent son départ de la Présidence au lendemain du remaniement annoncé par Macky Sall.

La présence aux côtés de Macky Sall de la secrétaire générale de la Présidence, Aminata Tall, ne serait pas du goût des membres de l’Apr. Certains parmi eux d’évoquer la nécessité de « sécuriser politiquement le palais », alors que d’autres n’apprécieraient pas la « transparence » et la volonté d’Aminata Tall « d’assainir les affaires dont elle a la charge », relate le quotidien l’Observateur qui s’intéresse aux manœuvres en cours après l’annonce d’un allongement de la taille du gouvernement, un remaniement presque imminent, qui serait alors l’occasion pour le parti présidentiel (Apr) de « contrôler le prochain gouvernement », mais aussi de reprendre la main sur les alliés de la coalition BBY, majoritaires au Parlement et dans le gouvernement. Le Président Sall subirait donc d’énormes pressions de tous bords, et il est lieu de se demander si ses choix politiques à venir ne risquent pas de faire éclater la coalition BBY, et si Aminata Tall ne sera pas débarquée de la Présidence pour occuper un portefeuille ministériel. Wait and see !